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HISTOIRE GEOGRAPHIE CITOYENNETE

Identité et nationalité - évaluation - correction - 6e

10 Mai 2009, 20:50pm

Publié par histege


IDENTITÉ ET NATIONALITÉ

 

CORRECTION DE L'ÉVALUATION D'ÉDUCATION CIVIQUE

 

1) Les éléments d'identité qui figurent sur ce récépissé : nom, prénom, date de naissance, lieu de naissance, nationalité, lieu de domicile (adresse), profession, religion, photographie. (4 p)


2) Les Mendel, famille allemande de religion juive, fuient l'Allemagne nazie, dirigée par Hitler pour se réfugier en France. La mère, demandant le renouvellement de sa carte d'identité, est assignée à résidence à Pertuis (Bouches-du-Rhône) avec ses deux enfants. La mention "juif" est désormais tamponnée sur leurs papiers, en vertu d'une loi nouvellement adoptée par le gouvernement français. Le père, caché, finit par être arrêté en février 1944 et interné au camp français de Drancy, puis transféré par train (convoi 69) à Auschwitz (camp d'extermination allemand), en Pologne, où il est aussitôt presque sûrement gazé et brûlé le 12 mars 1944. Sa femme et ses deux enfants subissent le même sort quelques semaines plus tard. (2 p)


3) D'après cet exemple, l'établissement d'une carte d'identité s'avère dangereux. C'est un moyen de contrôle des individus par l'Etat, car lui seul fixe l'état-civil et s'habilite à délivrer des papiers d'identité. Leur renouvellement avec obligation de se présenter entraîne un risque d'arrestation. Tout cela, permet à l'Etat d'agir plus efficacement, selon ses intérêts. C'est un risque pour les libertés individuelles. En situation normale, l'état-civil permet de singulariser l'individu, de le protéger et de favoriser son accès aux droits.  (2 p)


4) Aujourd'hui, la question revient en débat en France et peut être susceptible d'un projet de loi. L'exemple de la famille Mendel montre que la mention de l'identité religieuse, juive en particulier, recèle un danger incontestable : c'est une première étape vers la discrimination (les juifs sont exclus du corps politique et du corps social). Ensuite, les informations essentielles sont déjà recensées dans des fichiers, facilement mobilisables pour des arrestations individuelles ou en masse. Pour conjurer la menace, l'Etat doit être impartial et au-delà de tout soupçon : mais, il n'y a pas de garantie absolue. (2 p)


5) Exemples : élément concret -> taille, date de naissance, couleur des cheveux ; élément abstrait : prénom, nationalité, religion. (1 p)


6) Définition du mot nationalité : appartenance d'un individu à un Etat. (1 p)


7) (8 p)


Naturalisation par

« droit du sang »)

« droit du sol »

acquisition

naturalisation

Éric, né au Sénégal et vivant en France depuis 15 ans, est devenu Français

     

  +

Brad Tipp a épousé une Française, il est devenu Français

   

  +

 

Youssef, né en France de parents étrangers, est devenu Français

 

  +

   

Bastien est né en France, d'un père Français et d'une mère Hongroise, il est devenu Français par

  +

     

 

 

 

 

vrai

faux

Être né en France donne automatiquement la nationalité française

 

  +

Il faut avoir deux parents français pour être automatiquement français

 

  +

Un étranger, qui vit en France, obtient automatiquement la nationalité française s'il la demande

 

  +

Un enfant né à l'étranger de parents français devient automatiquement français

  +

 

 

© A. Sadki

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Travail sur Goya - correction et remarques - 4e

10 Mai 2009, 16:44pm

Publié par histege

Travail sur Goya et le sentiment national espagnol -

Proposition de correction

1) Goya condamne l’occupation française et en dénonce les atrocités. Il utilise, pour cela, l’arme de la peinture, notamment Dos de Mayo et Tres de Mayo, et de la gravure (Les Désastres de la guerre).

 

2) Les soldats égyptiens sont des mamlouks, reconnaissables à leur turban, à leur juste-au-corps et à leur seroual (pantalon bouffant). Rq : les mamlouks sont à l’origine des esclaves ; c’est une dynastie mamlouke qui dirige l’Égypte jusqu’à son renversement par Bonaparte. Ayant eu à apprécier la qualité de cette cavalerie, une partie sera intégrée dans l’armée française. La fascination pour l’Orient se développe à l’époque.

 

3) Goya traduit la violence de la scène en peignant le mouvement des corps (des soldats, des émeutiers et des chevaux), en saisissant le moment où les uns et les autres, le regard exorbité, portent violemment leurs coups, en jonchant  le sol de cadavres piétinés, en peignant les dagues ensanglantées et le sang qui gicle. La couleur rouge-sang du seroual est le foyer du tableau.

 

4) La scène prend place pendant la nuit ; elle est éclairée par une lanterne.

 

5) Goya suggère que l’homme, en passe d’être fusillé, est brave et innocent par ses bras levés (volonté de reddition, demande de grâce, position christique en forme de crucifié), la blancheur de sa chemise (symbole d’innocence) et son caractère lumineux (couleur jaune du pantalon). C’est un patriote : toute la lumière se concentre sur lui ou prend naissance en lui.

 

6) Après avoir été séduit par les idées révolutionnaires apportées par la France, Goya se convertit au patriotisme fervent : il se montre ici un peintre engagé. Il dénonce la barbarie (que connote le recours à des mamlouks musulmans), la machinerie froide du peloton d’exécution (soldats alignés, sans visage, tirant à bout portant). Il exalte le soulèvement des Madrilènes, un soulèvement populaire (ce sont des civils) et le martyre des victimes de la répression française. Témoin de la naissance du sentiment national espagnol, forgé dans la résistance à l'occupation française, Goya y contribue fortement par ses tableaux et ses gravures.


Paragraphe... à suivre.

Vous pouvez voir le Tres de Mayo au Musée du Prado, en image agrandie, de même que lire la présentation ou encore en écouter le commentaire par audioguide :

 

http://www.museodelprado.es/fr/frances/las-15-obras-maestras/ficha-obra/obra/le-3-mai-1808-a-madrid-les-fusillades-sur-la-montagne-du-principe-pio/
http://www.museodelprado.es/fr/frances/las-15-obras-maestras/ficha-obra/obra/le-3-mai-1808-a-madrid-les-fusillades-sur-la-montagne-du-principe-pio/

Profitez-en pour écouter la présentation de 14 autres chefs d'œuvre du musée.

 



Remarques de correction

 

I/ d’ordre général

 

         - les titres d’œuvres (ouvrages, tableaux, films…) se soulignent en histoire. Avec un traitement de texte, ils s’écrivent en italique. Ex : Dos de Mayo.

 

- les œuvres à étudier, ici Dos de Mayo et Tres de Mayo, doivent être citées dans les questions et le paragraphe, en n’oubliant pas d’indiquer leur traduction en français.

 

         - on ne commence pas une réponse par « Il, elle, ils… car, parce que » etc. Il faut rappeler clairement le sujet (pour lever toute imprécision et toute ambiguïté). On écrit pour être compris par d’autres. Principe : tout lecteur doit parfaitement comprendre le sens sans avoir à connaître la question. Le plus simple est de reprendre le sujet de la question.

                   Ex : Question : « Comment Goya réagit-il à l’occupation française ? » Réponse : Goya réagit à l’occupation française (par/en/de manière…) »

 

-         une réponse qui est une simple assertion (affirmation) n’a guère de valeur : elle doit être expliquée et justifiée, en la faisant suivre par : « parce que », « car », « en effet », « comme le montre »… Ne donnez pas le sentiment d'être pressés… par gêne, ennui ou désir de faire quelque chose de plus "intéressant" ou plus "urgent". 

 

-         les questions doivent être impérativement traitées avant le paragraphe argumenté. Il y a des étapes logiques qui mènent à la construction du paragraphe.

 

-         la conclusion doit répondre exactement à l’introduction (on pourrait en théorie supprimer le développement et parfaitement comprendre les explications).

 

-         en principe : toute phrase rédigée doit se relier clairement au sujet général. Dans le cas contraire, c’est qu’elle est maladroite ou inutile.

 

-         la plupart des informations majeures doivent être tirées des documents. Elles ne doivent pas venir de l’extérieur et être plaquées dans la rédaction comme un cheveu sur la soupe.

 

II/ sur Goya

 

-         les deux tableaux ne font pas partie de l’ensemble Les désastres de la guerre ; le support n’est d’ailleurs pas le même : les deux premiers sont des toiles et Les désastres forment une série de gravures.

 

-         il faut éviter les appréciations simplistes : les soldats français sont « méchants », « sans pitié »… Ce sont précisément des soldats : ils utilisent la violence, dans un cadre plus ou moins défini, avec des limites ou non. Ils reçoivent des ordres, accordent plus ou moins de valeur à l’adversaire, réagissent etc. Il vaut donc mieux qualifier la forme et le degré de violence.

 

-         attention aux stéréotypes « racistes » ou plus généralement discriminatoires (méprisants) : tous les Égyptiens (ou « arabo-musulmans ») ne sont pas « mats » de peau, « noirs », « pauvres ». D’ailleurs, tous les mats de peau ne sont pas forcément Égyptiens… La maladresse se contourne facilement, si on prend de la distance, en écrivant, par exemple : Goya, comme les Espagnols de son époque, représente les Égyptiens de manière stéréotypée : « teint mat », « regards noirs »…

Être habillé ou équipé différemment n’entraîne pas automatiquement un classement ou un jugement de valeur : « beau/pas beau », « meilleur/moins bien », « riche/pauvre », « supérieur/inférieur »… Les mamlouks sont de véritables soldats : leurs adversaires en savaient quelque chose. Napoléon ne les aurait pas intégrés dans son armée uniquement pour le folklore.

 

-         il fallait définir soigneusement la notion de sentiment national, la rattacher aux événements de 1808 et à la vision que Goya a choisie de mettre en valeur.

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Informations diverses

8 Mai 2009, 13:17pm

Publié par histege

INFORMATIONS DIVERSES

 

Sous réserve de modifications (et d'erreur). Pensez à les vérifier. Si vous constatez une erreur, merci de le signaler.

 

 

Lundi 18 mai - mercredi 20 mai 2009 : stage théâtre au Domaine de Damian à Vesc (26 220), avec des élèves des classes de 6e 1, 6e 2, 6e 3, 6e 5, 6e 6, 5e 1, 5e 2, 5e 3, 5e 4, 5e 5, 4e 1, 4e 4, 4e 7, 3e 6, 2de ES 1.

 

Lundi 25 mai : opération santé-EPS pour les 5e

            8 h 00 - 12 h 00 : classes concernées : 5e 4, 5e 5, 5e 6, 5e 7

            13 h 00 - 17 h 00 : classes concernées : 5e 1, 5e 2 , 5e 3.

            But : sensibiliser les élèves à des notions d'hygiène de vie (alimentation, pratique physique, connaissance de soi). Rencontre avec un médecin sportif, une diététicienne et des spécialistes en pratiques corporelles. Repas bio à la cantine.

 

Mardi 26 mai et jeudi 28 mai 2009 : journées portes ouvertes au collège Barjavel (Nyons)

            Destinées aux CM2-futurs élèves de 6e, qui pourront ainsi se familiariser avec les lieux.

            9 h 30 - 10 h 30 : accueil des élèves, présentation par les professeurs, la conseillère principale d'éducation et le principal adjoint au 3e étage de l'internat.

            10 h 30 - 11 h 30 : visite des locaux guidée par des élèves.

 

Vendredi 5 juin : l'aventure africaine des 3e 4. Soirée, exposition, spectacle, repas africain, à partir de 18 h 30 dans le réfectoire du collège.

Une modeste contribution financière est demandée pour le repas : apéritif + entrée + plat + dessert + un peu de vin.


Vendredi 12 juin, 15 h 45, salle Girard : conseil de classe des 3e 4


15-16 juin
 : conseils de classe pour les 3e


Mardi 16 juin
        - 15 h 45
, salle Girard :
conseil de classe des 4e 2 
        - 18 h 15, salle 13 : conseil de classe des 5e 3

Mercredi 17 juin, 11 h 00, salle Girard : conseil de classe des 4e 4

Jeudi 18 juin, 18 h 15, salle 13 : conseil de classe des 5e 5

18-19 juin
 : conseils de classe pour les 5e et les 4e

 
Vendredi 19 juin, 15 h 45, salle 13 : conseil de classe des 5e 7

Lundi 22 juin : commission d'appel pour les 3e

 

22-23 juin : conseils de classe pour les 6e

 

Mardi 23 juin au matin : inscriptions des 3e


Mardi 23 juin, 17 h 00, salle Girard : conseil de classe des 6e 5
 

Mercredi 24 juin au vendredi 26 juin : retour des livres

 

Mercredi 24 juin au matin : inscriptions des 6e

 

Jeudi 25 juin au matin : inscription des 5e

 

Jeudi 25 juin : commission d'appel pour les 4e

 

Vendredi 26 juin au matin : inscription des 4e

 

Vendredi 26 juin au soir : fin des cours pour les élèves de 3e

 

Lundi 29 juin - mardi 30 juin - mercredi 1er juillet : pas de cours au collège (brevet).

 

Lundi 29 juin : constitution des classes

 

Lundi 29 juin : commission d'appel pour les 6e


Mardi 30 juin - mercredi matin 1er juillet 2009
 : examen du brevet

Jeudi 2 juillet : les cours seront perturbés en raison des corrections du brevet.


Collège Barjavel - Rue Draye de Meyne - BP 109 - 26 110 NYONS CEDEX
tél 04 75 26 51 00
fax 04 75 26 40 27

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Identité et nationalité - évaluation - 6e

7 Mai 2009, 17:18pm

Publié par histege


IDENTITÉ ET NATIONALITÉ

 

ÉVALUATION D'ÉDUCATION CIVIQUE

 

Doc 1

 

Doc 2

 

1) Relève tous les éléments d'identité qui figurent sur ce récépissé ? (4 p)

2) Qu'est il arrivé à Alfred Mendel, puis à sa famille, d'après les docs 2 et 3 ? (2 p)

3) D'après cet exemple, l'établissement d'une carte d'identité (état-civil) peut-il être dangereux pour la personne concernée ? Justifie ta réponse. (2 p)

4) Toujours d'après cet exemple, faut-il mentionner  l'identité religieuse (ici : « juive ») de la personne ? (2 p)

Récépissé : document officiel qui constate le dépôt d'une demande ; ici, il fait office de carte d'identité provisoire, en attendant que soit délivrée la carte d'identité définitive. 

Doc 3 : La famille MENDEL : Une famille juive allemande arrêtée à Pertuis

 

« Alfred Mendel et sa femme Erna Mendel sont tous deux nés en Allemagne le 22 septembre 1898 et le 07 novembre 1905 dans les villes de Linnich et Freschen.

                Une famille juive qui fuit l'Allemagne nazie

En 1935, sous le chancelier Hitler (arrivé au pouvoir en 1933), Erna accouche de son premier enfant : Ellen, elle aussi née à Linnich le 7 juillet. On peut alors penser qu'à partir de cette année, ils se voient persécutés à cause des lois de Nuremberg. En effet, ces lois limitent, puis abolissent les droits des juifs. Les Mendel ont alors fui l'Allemagne pour venir s'installer en France loin des persécutions. C'est dans ce contexte que naît Edgard, le second enfant des Mendel, le 13 juin 1941 à Marseille. Cette même année, Erna dépose une demande de renouvellement de carte d'identité à la préfecture des Bouches-du-Rhône.

                Ils sont ensuite assignés à résidence à Pertuis

Ils habitent désormais le 49 boulevard Victor Hugo, Café Lanza. Ils se rendent au commissariat de la ville pour faire tamponner la mention " Juif " sur leurs papiers, comme l'exige alors la loi. Ellen va à l'école communale de filles rue Giraud alors que Egard, lui, est encore trop jeune pour être scolarisé.

                L'arrestation du père

Alfred, paysan, se cache au Sanatorium [établissement où l'on soigne les malades de la turberculose] de la Roquefraîche de Lauris. Il est arrêté début février 1944 par des membres de l'occupation Allemande. Il est transféré au camp de Drancy le 21 février 1944 où il reçoit le matricule 15 159, puis est envoyé à Auschwitz par le convoi 69 du 07 mars 1944. Il est considéré comme mort en déportation le 12 mars 1944 à l'âge de 46 ans, soit 5 jours après son départ.

                L'arrestation de la mère et des deux enfants à Pertuis

Erna et ses enfants sont arrêtés le 8 mai 1944 par la Gestapo d'Avignon à leur domicile boulevard Victor Hugo. Ils sont alors envoyés le 21 mai 1944 à Drancy par le convoi 75, puis à Auschwitz, sous les matricules 23 437, 22 438 et 22 439. Les 3 membres de la famille sont eux aussi considérés comme morts en déportation le 5 juin 1944, à l'âge de 39, 8 et 3 ans. »

       Source : dimanche 1er février 2009, par Lopez Elisa http://www.lyc-valdedurance.ac-aix-marseille.fr/spip/spip.php?article764

 

Alfred Mendel (et plus tard sa famille) est envoyé du camp d'internement français de Drancy, par convoi de train, au camp d'extermination allemand d'Auschwitz en Pologne. Là, les juifs et les tziganes sont gazés et brûlés dans des fours crématoires ; les valides sont envoyés dans des camps de travail.

 

5) Connaissance de la leçon : donne un élément objectif (ou concret) et un élément subjectif (ou abstrait) concernant l'identité. (1 p)

6) Donne une définition du mot nationalité. (1 p)

7) Complète les tableaux ci-dessous, en cochant la bonne case. (8 p)

Naturalisation par

« droit du sang »)

« droit du sol »

acquisition

naturalisation

Éric, né au Sénégal et vivant en France depuis 15 ans, est devenu Français

       

Brad Tipp a épousé une Française, il est devenu Français

       

Youssef, né en France de parents étrangers, est devenu Français

       

Bastien est né en France, d'un père Français et d'une mère Hongroise, il est devenu Français par

       

 

vrai

faux

Être né en France donne automatiquement la nationalité française

   

Il faut avoir deux parents français pour être automatiquement français

   

Un étranger, qui vit en France, obtient automatiquement la nationalité française s'il la demande

   

Un enfant né à l'étranger de parents français devient automatiquement français

   

 

© A. Sadki

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Orientation - 4e 2

4 Mai 2009, 14:02pm

Publié par histege

ORIENTATION

 

élèves de la classe de 4e 2 en particulier 

 

 

Pour le lundi 11 mai : rendre la fiche de liaison fin de 4e (fiche navette), après avoir renseigné les cadres 1 et 2, daté et signé. Préciser quel type d’orientation. Voici les principales possibilités :

-         doublement

-         MFR (Maison familiale et rurale) : 4e et 3e agricole

-         3e générale

-         3e générale avec DP 3 (Découverte professionnelle 3 heures)

-         3e générale avec DP 6 (Découverte professionnelle 6 heures)

-         3e d’insertion

 


Seules les 3e générale, DP 3 et d'insertion se préparent au collège Barjavel. 


Après vérification par le professeur principal, la fiche vous sera éventuellement renvoyée pour précision ou modification.

Dans tous les cas, la fiche, avec les vœux définitifs, doit être rendue au plus tard le 29 mai 2009, dernier délai.

 

En cas de difficulté ou pour une demande d’information particulière, il est possible de :
       - m’adresser un mail à l’adresse suivante :

histege.barjavel@orange.fr


        - prendre rendez-vous avec moi. Utiliser la partie commentaire du blog pour faire une proposition de RDV (en indiquant par exemple le prénom de l’élève et la classe) pour que je puisse vous répondre.

 

Pour une présentation des possibilités d'orientation à la fin de l'année de 4e, voir la présentation faite par les services de l'académie de Grenoble : http://www.ac-grenoble.fr/cio/spip.php?article687

    Vous trouverez toutes les informations sur le site de l’ONISEP (formations, métiers, établissements, tests, vidéos, calendriers…) ; n'oubliez pas le site ONISEP de l'académie de Grenoble et ceux des académies voisines (Aix-Marseille, Montpellier...).

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/group/gp

 

A. Sadki, professeur principal de 4e 2

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L'Eglise catholique

3 Mai 2009, 13:56pm

Publié par histege

L’OCCIDENT CHRETIEN

 

        Rappel : occident chrétien = Europe de l’Ouest

 
1re partie : LE MONDE CATHOLIQUE

 

Chap 4 p 58-83


       Rappel : depuis 1054, les chrétiens sont divisés en deux grands groupes :

  • orthodoxes à l’Est
  • catholiques à l’Ouest.

1) L’organisation de l’Eglise

 



Eglise = ensemble de tous les chrétiens (vient du grec ekklesia = assemblée des citoyens).

 

clerc : religieux chrétien (il consacre sa vie à la religion), qui porte la tonsure. L’ensemble des clercs forme le clergé.

 

Le pape est le chef de tous les catholiques et se prétend le chef de tous les chrétiens.

© A. Sadki





 Le pape à Florence, par le peintre Andrea da Firenze, église de Santa Maria Novella, XIVe siècle.


2) Les moines

 

        Le clergé régulier : moines et abbés qui vivent en dehors des hommes (laïcs), en communauté et soumis à une règle (d’où : « régulier »).


        La journée du moine, ici cistercien, est partagée en trois activités :

 

  • offices : cérémonies religieuses (prière, lecture de la Bible…) au nombre de 7, c’est-à-dire 6 heures sur 24. C’est le plus important.
  • travail fixé par Saint Benoît (Bénédictins) et modifié par les moines de Cîteaux : manuel (agriculture, artisanat…) ou intellectuel (copie de manuscrits). 7 heures par jour.
  • repas, repos : 10 heures.

 

A partir du XII et XIIIe siècles, certains catholiques critiquent la richesse de l’Eglise et en particulier des moines bénédictins :

  • les Cisterciens, notamment sous la direction de Bernard de Clairvaux (noble) : il condamne la richesse et les excès de décoration. Ex : Fontenay (Bourgogne), Sénanque…







  • François d’Assise : bourgeois italien qui distribue ses biens aux pauvres et décide de vivre dans la pauvreté en imitant Jésus : ceux qui le suivent s’appellent les Franciscains. (image de droite, donne son manteau à un pauvre, par Giotto, ca 1300)







  • Dominique crée un ordre du même genre.Ci-dessous : des frères dominicains. 

Les Franciscains et les Dominicains sont des ordres mendiants.
Puisque l'actualité cinmatographique remet en scène Soeur Sourire (de son vrai nom Jeanine Deckers, 1933-1985), voici sa chanson sur Dominique, un "tube" qui a fait le tour du monde. Bien écouter les paroles et admirer le cadre gothique (avec ses croisées d'ogives, ses nervures, ses arcs brisés et ses fenêtres quadrilobées) de l'abbatiale en partie ruinée. Il faudra quand même remarquer que Dominique n'est pas une figure aussi angélique que le laisse entendre la chanson (les hérétiques, par exemple, ont eu à souffrir sans rémission de ses prédications et le mot "convertir" est euphémique).


 

     3) Le clergé séculier

 

        Le clergé séculier dirige les laïcs.

        1) Il a un rôle religieux :

  • enseigne la religion : vie de Jésus, Bible…
  • contrôle la vie des laïcs : notamment par la confession (obligation d'avouer ses péchés, fautes par rapport à la religion).
2) Il a un rôle politique :
  • le pape, les évêques et même les abbés sont seigneurs ecclésiatiques. Le pape joue un rôle politique et prétend à la suprématie dans l'Occident catholique. L'Eglise s'engage souvent dans les guerres, qu'elle déclare "justes".
  • il cherche à limiter les guerres privées, notamment entre seigneurs : trêve ou paix de dieu (arrêt momentané ou définitif de la violence).
              3) Il a aussi un rôle social (et éducatif, culturel et intellectuel) :

 

  • soigne, exemple dans les hôtels-dieu (ci-dessous : hôtel-dieu de Paris)

  • enseigne : des écoles jusqu’à l’université (ci-dessous miniature du XIIe siècle)
  • assistance aux pauvres.

Rq : l’Eglise joue de manière embryonnaire le rôle que se donnera l’Etat en France à partir du XIXe siècle.


4) Les laïcs

 

        Comment être catholique ?

  • d'abord être chrétien : être monothéiste, croire en Jésus et son message, à la Bible, à l’existence du paradis et de l’enfer, au jugement dernier...
  • être spécifiquement catholique : croire en la Trinité (dieu trois en un : le Père, le Fils et le Saint-Esprit) et suivre les 7 sacrements :
  1. baptême : entrée dans la communauté chrétienne

  2. confirmation du baptême

  3. pénitence : rachat des péchés (fautes par rapport au sacré)

  4. ordination : pour les laïcs qui veulent devenir clercs

  5. communion (eucharistie) : partage (symbolique) du corps (hostie) et du sang (vin) du Christ.

  6. mariage : union entre un homme et une femme pour fonder une famille

  7. extrême-onction donnée au mourant.

 

En plus : aller à la messe, se confesser, prendre part aux fêtes religieuses (Noël, Pâques, Pentecôte…), faire des pèlerinages aux tombeaux des saints locaux (saint May, sainte Jalle, saint Maurice, saint Andéol…) et surtout Rocamadour (Massif Central), Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), Rome ("tombeau de saint Pierre"), Jérusalem (saint sépulcre : " tombeau de Jésus ").

 5) Un art religieux

     L'exemple de l'architecture.

                           L’art roman 950-1150



    L'architecture romane est fondée sur la technique de la voûte en berceau et du contrefort. Avantage : les constructions sont solides. Inconvénients : édifices massifs (lourds), peu élevés et assez obscurs (fenêtres petites et peu nombreuses, pour ne pas fragiliser les murs).


Rq :
art roman : ainsi appelé pour montrer la continuité avec l'art romain, mais aussi ses innovations.

 

L’art gothique 1150-1550

 



     L'architecture gothique est fondée sur la technique de la croisée d'ogives et de l'arc-boutant. Les avantages dominent : constructions solides, élancées (plusieurs étages) et lumineuses (murs évidés, fenêtres nombreuses et de grande taille avec des vitraux).



Reims : une façade harmonique (symétrique avec deux tours jumelles, triple portail...), XIIIe siècle. Cathédrale des sacres de la plupart des rois de France (voir galerie des rois, avec Clovis au centre), considérée comme le type achevé de la cathédrale gothique, par ses proportions harmonieuses (Viollet-le-Duc).

Rq :
art gothique : nom donné par ses détracteurs au début du XIXe siècle, qui l'assimilaient par erreur et par hostilité à l'art des Goths (ils reproduisaient une sorte d'antagonisme entre Francs et Goths, alors que ceux-ci partageaint les mêmes tendances artistiques, malgré des originalités).


Attention repère historique ! XIIIe siècle, siècle des cathédrales gothiques.

6. Une Eglise catholique offensive et agressive

 


L'Eglise catholique cherche à faire triompher partout le catholicisme :


        - d'abord à l'intérieur du monde catholique : elle combat les « mauvais chrétiens », déviants ou hérétiques (croyants qui ne suivent pas l'enseignement religieux officiel de l'Eglise catholique). Elle organise des expéditions militaires et religieuses, appelées croisades (guerre pour le triomphe de la croix - symbole du christianisme) contre les Albigeois, les Cathares et les Vaudois dans le Sud de la France. Les hérétiques sont jugés par un tribunal de l'inquisition qui les condamne au bûcher. Les hérésies finissent ainsi par être éradiquées. Les Juifs sont persécutés et parfois expulsés de certains royaumes (Angleterre, France...).

Hérétiques au bûcher, XIIIe siècle (représentation du XVe s.)


       - ensuite sur les marges du monde catholique : elle combat les « païens » (non-chrétiens) par l'évangélisation du Nord de l'Europe (rôle des chevaliers teutoniques, moines-soldats, autour de la mer Baltique), mais aussi les musulmans par la reconquête progressive de l'Espagne (reconquista).


        - enfin à l'extérieur de l'Europe en prenant le contrôle du foyer, où est né le christianisme : à l'appel du pape Urbain IV, en 1095, une croisade est lancée pour « libérer » le « tombeau du Christ » (Saint Sépulcre) à Jérusalem. La ville est prise en 1099 au prix d'un terrible massacre. D'autres croisades suivront : des Etats latins sont créés en Palestine et en Syrie. Mais, les musulmans (rôle des sultans Baybar et Saladin) finiront par les chasser en 1290. Résultat : un fossé d'incompréhension et souvent de haine se creuse entre les chrétiens et les musulmans.

Les Etats latins du Proche-Orient, XIIIe siècle.

 



Le Krach des Chevaliers (Syrie) bénéficie des plus grandes innovations architecturales et militaires du XIIIe siècle. Forteresse catholique, construite par les Templiers, Saladin ne réussit à la prendre que par la ruse.

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Fiche de recherche - période révolutionnaire - 4e

2 Mai 2009, 12:03pm

Publié par histege

LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE (1789-1815)

 

Utiliser : livre, CDI, médiathèque, internet… Rédiger, mettre en page, illustrer.


I. PERSONNAGES 
: étudier leur origine familiale et sociale, leur formation ; leur rôle pendant la Révolution ; leur fin

Personnages

Documents du livre (Hachette 4e – 2003)

Danton

6-7-8 p 73

La Fayette

4-5 p 72

Louis XVI

4 p 58, 1 et 4 p 66, 6 p 67

Mirabeau

1-2-3 p 72

Napoléon Bonaparte

3 p. 76, 6 p. 77 et p. 80 à 109

Robespierre

9-10-11 p 73, 5 et 6 p 71

Sieyes

 

 

II. ÉVÉNEMENTS : étudier les causes, les faits et les conséquences

Événements

Date

Documents du livre

Convocation des États généraux

5 mai 1789

 

Serment du jeu de paume

20 juin 1789

1 p 62

Prise de la Bastille

14 juillet 1789

2 p 62, 1 à 4 p 92

Nuit du 4 août

4 août 1789

3 p 63

Fuite du roi à Varennes

Juin 1791

4 p 66

Attaque contre les Tuileries

10 août 1792

6 p 67

Bataille de Valmy

20 septembre 1792

2 p 78

Exécution de Louis XVI

21 janvier 1793

4 p 58

Coup d’État du 18 brumaire an VIII

9 novembre 1799

6 p 77, 3 p 109

Sacre de Napoléon

2 décembre 1804

p 82-83

Bataille d’Austerlitz

2 décembre 1805

1 p 98, 3 p 105

Congrès de Vienne

9 juin 1815

p 102-103

Bataille de Waterloo

18 juin 1815

3 p 104

 

II. MESURES : présenter les causes, le contenu et les conséquences

Mesure

Date

Documents du livre

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

24-26 août 1789

p 74-75

Assignat

1790

2 p 77

Départements

1790

1 p 68

Loi Le Chapelier

1791

5 p 69

Constitution de 1791

1791

2 p 66

Calendrier révolutionnaire

1793

4 p 71

Constitution du Directoire

1795

1 p 79

Constitution de l’An VIII

1799

1 p 90

Préfet

1800

2 p 81

Concordat

1801

6 p 81

Lycée

1802

4 p 81

Franc germinal

1803

5 p 81

Livret ouvrier

1803

4 p 85

Code civil

1804

6 p 81

 

III. TRAVAIL PRÉPARATOIRE

Travail à faire sur le livre

 

Pour le

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

questions 2 à 6 p 64

 

Les femmes et la Révolution

lecture p 74-75

 

France nouvelle

questions p. 69

 

Esclavage

lecture p 86-87

 

Consulat

lecture p 80-81

 

Goya

questions 1 à 6 p 101

 

 

IV. VOCABULAIRE à définir et à connaître

Assemblée constituante – Biens nationaux - Cahier de doléance – Code civil - Comité de salut public – Concordat - Convention – Consulat - Déchristianisation – Directoire - États généraux – Girondin - Jacobin – Livret ouvrier - Montagnard – Plébiscite – Préfet - Sans-culotte – Sentiment national - Souveraineté nationale - Terreur.

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Relations internationales 1947-1991 - 3e

1 Mai 2009, 05:20am

Publié par histege

LES RELATIONS INTERNATIONALES (1947-1991)

 


I. LA GUERRE FROIDE, 1947-1956

 

            Déf. : guerre froide : tension (guerre idéologique, politique et économique) entre Américains et Soviétiques (avec leurs alliés respectifs) qui se combattent sans conflit armé direct, mais par petits États interposés.

            1. La rupture de 1947. Les vainqueurs se divisent en deux camps. En mars 1947, le président américain TRUMAN définit la “doctrine” du containment : les États-Unis veulent bloquer les progrès du communisme en Europe et se déclarent les champions du monde libre. Il propose une aide financière aux Européens pour reconstruire l’Europe (plan MARSHALL). STALINE contre-attaque en organisant à l’Est un bloc des “démocraties populaires” (chaque État est dirigé par le seul parti communiste). Les oppositions sont éliminées (ex. “coup de Prague” en Tchécoslovaquie en février 1948).

            2. Les débuts de la guerre froide en Europe (1948-1949). La crise de Berlin : les Occidentaux veulent créer une Allemagne de l’Ouest. Staline réagit par le blocus de Berlin-Ouest (1948-1949). Résultat, en 1949, l’Allemagne est divisée en deux États : République Fédérale d’Allemagne (R.F.A.) à l’Ouest et République Démocratique Allemande (R.D.A.) à l’Est.

            3. La guerre froide s’étend à l’Asie (1949-1954). En Chine, les communistes, dirigés par MAO ZEDONG prennent le pouvoir et proclament la République populaire de Chine (1949). La guerre de Corée (1950-1953) : la Corée étant divisée en deux depuis 1948, la Corée du Nord communiste envahit en 1950 la Corée du Sud favorable aux Américains. Les Américains ne réussissent pas à vaincre militairement la Corée du Nord.

            Ainsi, s’est formé un monde bipolaire. Beaucoup d'États doivent choisir soit le camp américain, capitaliste (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord - O.T.A.N. 1949) ou soviétique communiste (Pacte de Varsovie 1955).

 

II. LA COEXISTENCE PACIFIQUE, 1953-1962

 

            La rivalité entre les deux superpuissances se transforme en “coexistence pacifique”, mais secouée par de graves crises.

            1. La déstalinisation. KHROUCHTCHEV proclame en 1956 la déstalinisation, en dénonçant les crimes de son prédécesseur Staline (mort en 1953) et en lançant une politique de coexistence pacifique avec les Américains. Mais la déstalinisation est arrêtée en Hongrie (1956), où une insurrection est réprimée militairement par les Soviétiques.

            2. Les crises. La crise de Suez (1956) : le président égyptien NASSER veut nationaliser le canal de Suez. Les Israéliens, les Français et les Anglais s’y opposent militairement, mais les Soviétiques et les Américains les obligent à se retirer. La crise de Berlin (1961) : les Allemands de l’Est construisent un “mur” qui sépare Berlin-Est et Berlin-Ouest pour arrêter les départs de populations vers l’Allemagne de l’Ouest. La crise de Cuba (1962) est la plus grave : les Soviétiques, ayant installé secrètement des missiles à Cuba, île proche des États-Unis, le président américain KENNEDY leur lance un ultimatum. Khrouchtchev recule.

            C’est en fait l’équilibre de la terreur. Américains (1945) et Soviétiques (1949) possèdent l’arme nucléaire : la dissuasion nucléaire (chacun des deux États peut être frappé par l’arme nucléaire de l’autre) les oblige à s’entendre. Les Soviétiques lancent le premier satellite artificiel (Spoutnik, 1957) et le premier homme dans l’espace (Youri Gagarine). Il faut attendre 1969 pour que les Américains répliquent (envoi d’hommes sur la lune).

 

III. LA DÉTENTE ET SES LIMITES, 1963-1985

 

            1. Les tensions persistent. Au Vietnam : les Américains se lancent dans une guerre terrible (contre le Vietnam du Nord communiste) mais échouent (1960-1975). Les communistes, soutenus par l’URSS et la Chine s’emparent du Vietnam du Sud (1975). Le Laos et le Cambodge deviennent aussi communistes. Au Proche et Moyen-Orient : la création de l’État d’Israël (1947) a amputé le territoire palestinien. La guerre des Six Jours (1967), suite à une attaque arabe, est remportée par les Israéliens qui agrandissent leur territoire. La guerre du Kippour (1973) tourne encore à l’avantage d’Israël. Le Liban est ravagé. En 1979, l’URSS envahit l’Afghanistan pour soutenir un régime favorable au communisme. Des conflits secouent également l'Amérique latine et l'Afrique.

            2. Le dialogue Est-Ouest. Désormais, les deux chefs se rencontrent et se téléphonent. L’URSS et les États-Unis signent des accords pour limiter le risque de guerre nucléaire et les dépenses d’armement (1968 : traité de non-prolifération nucléaire ; 1972-79 : accords SALT pour limiter les armes stratégiques ; 1982 : traité de Washington pour démanteler les “euromissiles”). La conférence d’Helsinki (1975) reconnaît les frontières européennes nées au lendemain de la guerre et déclare que la coopération économique et le respect des droits de l’homme sont nécessaires. Les échanges commerciaux entre les deux blocs se développent.

            2. Mais les deux blocs commencent à se fissurer. Du côté américain : la construction européenne concurrence la puissance économique des États-Unis. La France se donne l’arme nucléaire et se retire de l’O.T.A.N. (1966). L’Allemagne de l’Ouest commence à dialoguer avec l’Allemagne de l’Est. Du côté communiste : la Chine conteste la domination de l’URSS et rompt ses relations avec elle (1963) et se rapproche plus tard des États-Unis. Mais, les chars soviétiques écrasent le Printemps de Prague (mouvement de démocratisation) en Tchécoslovaquie (1968). Les dissidents soviétiques (Alexandre Soljenitsyne, Andreï Sakharov) dénoncent les goulags et le totalitarisme soviétique.

 

IV. L’ÉCLATEMENT DU MONDE SOVIÉTIQUE, 1989-1991

 

            Les mouvements de réforme gagnent du terrain dans les pays de l’Est au début des années 1980 : Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie. Mikhaïl GORBATCHEV, au pouvoir en U.R.S.S. en 1985, lance une vaste réforme (Perestroïka, “restructuration” ; Glasnost, “transparence”) du système communiste, qui finalement entraîne son écroulement. En mai 1989, la Hongrie laisse passer des Allemands de l’Est vers l’Ouest. À son tour, l’Allemagne de l’Est est contrainte d’ouvrir le mur de Berlin le 9 novembre 1989. Le 3 octobre 1990, l’Allemagne se réunifie.

            L’onde de choc touche les peuples soviétiques. Les pays baltes (Lituanie...) obtiennent leur indépendance. Les nationalismes se déchaînent (Géorgiens, Azéris...). Un coup d’État (1991) cherche à renverser Gorbachev, mais échoue grâce à la fermeté de Boris Eltsine en Russie. Eltsine préfère en 1991 l’éclatement de l’URSS en de nombreux pays indépendants (Russie, Ukraine, Ouzbékistan...), mais associés dans une Communauté d’États indépendants (C.E.I.).

            C’est la fin de la guerre froide. L’effondrement de l’U.R.S.S. tend à profiter aux États-Unis qui se présentent comme la seule superpuissance dans le monde. La guerre du Golfe (1991), dirigée par les Américains, voit l’écrasement de l’Irak (avec son chef Saddam Hussein), qui venait d’annexer le Koweït. C’est la plus gigantesque opération aérienne de l’histoire. D’autres conflits surgissent : l’éclatement de la Yougoslavie, guerres civiles liées à la montée des mouvements islamiques (Algérie, Afghanistan...), génocide au Rwanda. Des problèmes importants demeurent : entre l’Autorité palestinienne créée en 1993 et Israël...

 

BIOGRAPHIES

 

Leonid BREJNEV (1906-1982)

            Président du Praesidium du Conseil suprême de l’URSS, il contribua à renverser Khrouchtchev à qui il succéda comme secrétaire du Parti communiste en 1964.

 

Fidel CASTRO (né en 1926)

            Premier ministre de Cuba en 1959, il se heurte à l’hostilité des E.U. en acceptant l’implantation de bases militaires soviétiques dans l’île, ce qui déclenche la crise de Cuba. Il dirige toujours son pays dont le régime est socialiste.

 

Boris ELTSINE (né en 1931)

 

            D’origine paysanne, il devient premier secrétaire du parti communiste d’URSS (1985-1987). Puis député de Moscou, il se pose en rival de Gorbatchev et quitte le parti communiste en 1989. Elu à la tête du Congrès en 1990, il obtient les pleins pouvoirs en 1991 et est le président de la Russie.

 

Michaël GORBATCHEV (né en 1931)

 

            Ingénieur agronome, d’origine paysanne. Membre du Comité central du parti communiste de l’URSS en 1971, il en devient Secrétaire général en 1985 et engage son pays dans des réformes. Président du Soviet suprême en 1989, il obtient les pleins pouvoirs en 1990 pour mener des réformes (Perestroïka et Glasnost) et démissionne en 1991 après l’éclatement de l’URSS.

 

John Fitzgerald KENNEDY (1917-1963)

 

            Président démocrate des E.U., élu en 1960. Il mène une politique ferme vis-à-vis du monde communiste, tout en cherchant à améliorer les relations américano-soviétiques. Il est assassiné en 1963 à Dallas.

 

Nikita KHROUCHTCHEV (1894-1971).

            Ouvrier ukrainien, devenu chef du parti communiste d’URSS en 1953. Président de l’URSS en 1958, il combat le culte de la personnalité voué à Staline et se fait le champion de la coexistence pacifique avec les E.U. Il est chassé du pouvoir en raison de l’échec de sa politique économique.

 

MAO ZEDONG (1893-1976)

            Un des fondateurs du parti communiste chinois. Principal artisan de la Révolution, président de la République populaire de Chine de 1949 à 1959, il reste à la tête du parti jusqu’à sa mort. Il développe à son profit le culte de la personnalité.

© A. Sadki

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Du côté de la télé - semaine du 30 avril au 6 mai 2009

1 Mai 2009, 05:11am

Publié par histege

Du côté de la télé

SEMAINE DU 30 AVRIL AU 6 MAI 2009

 


Samedi  2 mai 2009, Arte, deux documentaires de Christian Twente, 20 h 45 : L’héritage du tyran (1/2), 21h35 : La conspiration de la concubine (2/2)

                En Chine, Yongle (1403-1424) usurpe le pouvoir impérial de son neveu et transfère la capitale plus au Nord, de Nankin à Beijing (Pékin) en 1421 pour tenir éloignés les Mongols récemment vaincus, asseoir la puissance de la nouvelle dynastie Ming (« Clarté », fondée par son père en 1368) et contrôler les populations de l’empire. Il pense avoir besoin pour cela d’un lieu central du pouvoir, où résidera la cour : Tseu-kin-tcheng ou la Cité pourpre interdite, centre de l’empire et de la terre, correspond au centre du ciel, l’empereur étant le médiateur (il reçoit son mandat du ciel). Les travaux sont gigantesques : 100 000 artisans, un million de paysans, aménagement total de 72 ha selon un plan en damier, 800 palais (avec 9999 pièces)… le tout encadré par de hauts murs, longés par un fossé d’eau. La cité sera finalement construite rapidement (1406-1420) et comme son nom l’indique sera un monde symbolique, réglé et clos – propice aux intrigues, le deuxième documentaire le montre –, coupé de la société chinoise. Mégalomanie et ostentation politiques se confondent (mais, on a d’autres exemples dans l’histoire : Louis XIV à Versailles…). Le règne de Yongle (ou Yong-Lo) ne se résume cependant pas qu’à cela : politique d’expansion, expéditions maritimes (à but militaire, diplomatique et commercial) commandées l’amiral Zheng He (eunuque musulman), dont l’une le mène jusqu’à l’actuel Kenya. Deux dynasties dérouleront leur existence dans cette cité idéale : les Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1911).

                Programme 5e (Chine, Asie). Remarque : la Chine des Han est inscrite au futur programme de 6e en histoire.

 

Samedi  2 mai 2009, Arte, 1 h 00, documentaire, Le dessous des cartes : Histoire du droit d'asile
L'émission peut encore être regardée sur le site d'arte :
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2600496,CmPage=1697660,scheduleId=2567772.html
           

Le dessous des cartes est une émission de géopolitique qui allie rigueur intellectuelle, ouverture d’esprit (élargie aux dimensions du monde ; denrée peu commune de nos jours) et pédagogie. La carte – construction d’une image mentale – cherche à rendre ce monde intelligible, à voir l’organisation des territoires par les sociétés humaines et leur impact sur le sol. Une part importante des hommes a toujours cherché à se déplacer et à chercher de nouveaux territoires pour y déployer leur existence, que cela soit individuellement, par groupes ou par populations entières. Ce n’était souvent pas sans conflit – toutes les terres, mêmes les « déserts humains » (à l’exception de l’Antarctique) avaient vu surgir des usufruitiers (comme les Inuits, les « Amérindiens »…) ou des propriétaires (comme les Sumériens… et tous les sédentaires d’aujourd’hui). La naissance de l’État-moderne, avec la création des frontières qu’il a voulues imperméables, accroît la pression sur les hommes et sur leurs déplacements : elle interdit dans tous les cas les déplacements massifs de population, sauf à considérer les conséquences des guerres et des mouvements de colonisation. Les déplacements sont aujourd’hui beaucoup plus réglementés que par le passé, où les sociétés étaient probablement plus poreuses. La possibilité d’un asile existe depuis toujours. Avec la philosophie des Lumières, il est devenu un droit. Aujourd’hui, il reste conditionnel et limité, défini par la toute-puissance de l’État-nation qui l’accorde sélectivement, selon son plaisir politique. La France, « patrie des droits de l’homme » (les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis… revendiquent aussi ce titre historique) accorde chichement son droit d’asile : il y a un fossé entre la projection d’une image idéalisée et la réalité vécue. L’honnêteté et la sérénité ne président pas toujours dans la considération du droit d’asile, de l’émigration… Certains aiment travailler le levain d’une pâte politique douteuse. Ils espèrent ainsi accéder au pouvoir ou le conserver. Ils aiment encore à lancer des fractions de la population, dont on excite les réflexes xénophobes, contre des hommes sans défense, car sans droits et sans recours le plus souvent.

                Animée par Jean-Christophe Victor (fils du célèbre explorateur polaire Paul-Émile Victor), c’est une émission qu’un lycéen devrait regarder régulièrement. Elle n’est pas exclue pour le collégien, qui aura à être attentif, pour ne pas être dérouté parfois par un vocabulaire exigeant.

 

                Tous programmes du collège au lycée, en particulier 6e, 4e.


 

Mardi  5 mai 2009, Arte, 20 h 45, documentaire Les bouffeurs de fer de Shaheen Dill-Riaz

                Au Bengladesh, un des pays les plus pauvres du monde, aux fortes densités humaines, les paysans du Nord sont poussés par la misère à se louer au Sud, sur le littoral de l’océan Indien (golfe du Bengale), en espérant y trouver des revenus complémentaires. Ils déplacent les épaves des navires et les découpent au chalumeau dans des conditions parfois dantesques, compliquées par la mousson. Le travail est harassant, sans limite et plein de dangers (accidents, toxicité…). À la violence du travail s’ajoute celle de l’exploitation sans vergogne par des patrons méprisants, mauvais payeurs et qui ne répugnent pas au chantage. Travailler et exister est ici périlleux.

                Programme 5e (géographie de l’Asie ; le refus des discriminations), lycée (ECJS)

 

Mardi  5 mai 2009, Arte, 22 h 20, téléfilm Embarquement immédiat de Veit Helmer

                Comédie sentimentale et musicale d’influence bollywoodienne : un Russe, une Indienne et un tout petit monde interlope, cosmopolite et sans droits, sis dans l’aéroport de Francfort (Allemagne). En voilà quelques uns bloqués dans un nœud, un hub ou une plateforme multimodale. Ce téléfilm nous apprend, une fois de plus, que certains ont le droit de circuler, de s’installer dans un autre pays et de s’enrichir et d’autres – les plus nombreux – non. Ceux-là doivent vivre cachés et mal vivre, en attendant que les portes du « paradis » s’ouvrent peut-être un jour pour accéder à l’air/au monde libre. La mondialisation est sélective. Elle est le produit d’un rapport de force et de richesse.

                Programme collège et lycée, tous niveaux : géographie et éducation civique/ECJS.


Mercredi  6 mai 2009, Arte, deux documentaires, 20 h 45 : Russie le photographe de la Perestroïka (1/5), 21 h 40 : Pologne, Henryka et la naissance de Solidarnosc (2/5)

  
                Arte propose une soirée thématique sur l’effondrement du bloc soviétique (1980-1990). Retour sur un des grands événements du XXe siècle : la disparition du communisme soviétique. Le truchement des clichés d’un photographe permet d’évoquer les années Gorbatchev, à la tête de l’Union soviétique. Par sa politique de glasnot, « transparence » et de perestroïka, « restructuration », il a cherché à (ré)humaniser le socialisme et le système soviétiques (idéologie, État, économie, rapports sociaux) et à redéfinir les relations Est/Ouest dans une perspective moins belligène. Profondément attaché au socialisme et au communisme, il voulait ainsi sauver un régime mis en place par Lénine et par la suite fortement infléchi par Staline et qu’il savait dévoyé et menacé. En le déverrouillant progressivement, le système lui a finalement « sauté à la figure », échappant à tout contrôle. Le deuxième documentaire montre la naissance d’un mouvement de contestation, où action individuelle (rôle d’Henryka Krzywonos, chauffeur de bus) et action collective (création du syndicat Solidarnosc, « Solidarité ») à Gdansk, en Pologne contribuent largement à fissurer les bases du régime. Paradoxe : c’est d’une fraction du monde ouvrier et syndical que vient la contestation d’un régime voué au départ à la libération et au bien-être des ouvriers ; le paradoxe n’est qu’apparent car le mouvement recèle aussi une forte dimension religieuse (catholique) et nationaliste (polonaise), anti-russe (et anti-orthodoxe ?).  La contestation rencontre des circonstances historiques : en face, par exemple, Gorbatchev refuse d’utiliser l’armée et de verser le sang.

            Les deux documentaires montrent finalement que le système soviétique s’est effondré, non par l’action des démocraties occidentales (États-Unis…), du capitalisme ou de la seule Eglise catholique comme il est parfois affirmé, mais par un mouvement intérieur, tant à la base (ex : Solidarnosc en Pologne) qu’au sommet (ex : Gorbatchev). C’est la conjonction des deux dimensions qui a emporté le système, par implosion, même s'il ne faut pas rejeter totalement la dimension géopolitique. Personne d’ailleurs n’a prévu un événement d’une telle ampleur, pas même les « kremlinologues » de l’époque.

                Programme : 3e, terminale. C’est l’occasion de réviser pour le brevet et le bac.


© A. Sadki

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